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Manau

Paroles

ManauParoles

L’album On peut tous rêver

On peut tous rêver

On peut tous rêver
Année : 2005.

Con j’pense

Quand je pense que je suis largué dans le domaine de la drague
Quand je pense que l’alcool m’a traîné dans de drôle de terrain vagues
Quand je pense à toutes mes origines de bretonnes et de kaille
Quand je pense que je me suis réveillé souvent avec un oroucaille
Quand je pense ça me fait mal à la tête mais faut que je trouve la faille
Quand je pense à une levrette ça me fait kiffer, mais ça ce n’est qu’un détail
Quand je pense à une flamande et à son éminence
Un texte de Jacques Brel, qui bien-sûr, là, me met en transe
Ah quand j’pense à tout c’que je ne suis pas, toute mon incompétence
Moi qui voulais faire de moi un sujet de l’intelligence
J’te dispense de me critiquer la dessus, ça pourrait m’agacer
En plus je suis comme tendeur tendu qui à tout moment peut lâcher
Quand je pense qu’elle m’a quitté cette conne et que je suis dégoûté
Elle qui n’était même pas bretonne, OK c’est tout ce que j’ai trouvé
Quand je pense que j’ai craqué mon slip, ma carte et mon chéquier
Et qu’on m’a pris pour un pauvre type avec qui l’on s’est amusé

REFRAIN :
Quand je pense, v’là c’que je pense
C’est un con qui compense, tout c’que je pense
C’est comme un con qui pense, v’la ce que je pense
C’est pt’être ma récompense
Hey ! Con j’pense hey !
Quand j’pense, v’la c’que pense
C’est pt’être ma récompense. Tout ce que je pense
C’est bien le con qui pense, v’la c’que pense
Ou bien la conséquence
Hey ! Con j’pense Hey !

Quand je pense que je n’ai jamais fait tout ce que j’ai voulu faire
Quand je pense que j’aurai dû me taire quand je l’ai trop ouvert
Quand je pense qu’autour de moi j’ai vu des choses pas claires
Des danses et des javas qu’étaient pas vraiment nécessaires
Ah quand je pense que je me demande maintenant à quoi ça sert
D’aller se casser la cruche avec 5 ou 6 litres de bière
C’est plus Byzance, aujourd’hui ma vie c’est plutôt pépère
Comme un club de vacances qui se situerait en bord de mer
Ah quand je pense que mon cœur à battu pour elle
Conséquence, je buvais plus que des verres de Tourtel
À mon sens j’était sûrement aveuglé par la belle
Quand j’y pense, v’là la récompense, Constance

REFRAIN

Quand je pense à mes coup de gueule et à mes combats
Quand je pense à ce cercueil, en bas, qui rit et qui me tend les bras
Ah, quand je pense à tous ces gens qui te diront peut-être de moi
Il est mort comme un con et en plus il ne le savait pas
Ah, Quand je pense, que elle, que elle sera là
Ma Constance, elle qui viendra à tous petit pas
Sous un silence, j’espère, enfin, qu’elle le dira
À l’assistance, qu’il est mort à cause de moi

REFRAIN

Con j’pense

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Qu’est ce qu’on fait de nous

T’as commencé à me prendre la tête
À me dire que l’appart’ était pourri
Que la vaisselle n’était pas faite
Que je vivais dans une porcherie, une porcherie

J’ai pourtant lavé les assiettes
Astiqué la descente du lit
Remis un coup sur la moquette
Avec amour et harmonie, et harmonie

Moi qui voulais tant faire la fête
Et faire l’amour toute la nuit
En ouvrant grand toutes ces fenêtres
À écouter tomber la pluie, tomber la pluie

Ah, non toi tu cries, tu t’entêtes
La tête dans le cagibi
À ranger ces paires de baskets
À me dire que c’est fini, non pas fini

REFRAIN (× 2) :
Mais qu’est-ce qu’on fait de nous
Qu’est-ce qu’on fait de nous
Fait de nous

Entre le fer et l’étiquette
Parfois se forment des fantaisies
Que toi tu n’es pas vraiment prête
À écouter sans faire de bruit, sans faire de bruit

Non, plutôt tes couteaux — fourchettes
Toutes tes histoires de pacotille
Un entretien de la cuvette
Je sais que, Madame, il faut que ça brille, faut que ça brille

Mais moi, le grand con le faux poète
Moi bien sûr qui n’est rien compris
Moi qui ne sais même pas cuire un steak
Je sais, je sers ainsi, je sers ainsi

Alors j’attends là sous la couette
Que Madame stoppe son autopsie
J’attends comme une paire de chaussette
Dans son tiroir, et qu’on oublie, et qu’on oublie

REFRAIN (× 2)

Rares sont les moments passés tranquilles
Rares sont les moments usés utiles
Rares sont les discussions vraiment subtiles
Il faut croire que notre amour est indélébile
De ces mots, de ces mots d’amour

T’as commencé à me prendre la tête
À me dire que l’appart’ était pourri
Mais ma réponse est en 5 lettres
Excuse-moi encore ma chérie, oh ma chérie

J’entends toujours crier les mouettes
Et je les entendrai toute ma vie
Comme ce miroir aux alouettes
Qui fait de toi ce que je suis

REFRAIN (× 2)

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C’était juste une belle journée

Il faisait quoi, que du beau temps, il n’y avait pas de vent
Je me suis levé, en chantant avec une allure de Tarzan
Il y avait tout, tout pour réussir
Des lapins, des toutous, de l’animation de quartier
Et bien sûr c’était l’été, enfin la journée
Et bien sûr c’était l’été, enfin la journée
Les nuages étaient loin collés on aurait même dit du papier
Un paysage lunaire et fait tout en crépon
Et pourtant j’ai pris le temps de contempler tout
De me sentir abandonné et de m’éparpiller partout
Et de voir que tout ici sembler positif
Avant d’aller jeter un œil de l’autre côté du périph’
J’ai pris mon scoot, direction Paname
J’étais sur la route sur le macadam
Quand j’ai décidé tranquillement de m’arrêter
C’est à ce moment-là que cette jeune fille est passée.

REFRAIN :
C’était juste une belle journée
Un moment particulier
Quelque chose de doux et léger
Que je ne voudrais pas oublier

Elle était belle comme le jour, comme une princesse
Et moi le vautour de ma tour qui tournait sans cesse
Je voulais juste essayer tranquillement de lui parler
J’voulais juste essayer, assurément de m’incruster
Bonjour Mademoiselle, voulez-vous boire un verre
Avec un mec tranquille et sans manière
Histoire de sortir de l’ordinaire
C’te plaît cousine je la ferai à l’envers
Elle m’a dit : “Comment ?” Mais pour qui tu t’prends, t’es pas un peu fou ?
T’es sûrement un délinquant, t’es sûrement de la France d’en dessous
Je lui dis : “Quoi ?” Mais qu’est-ce qui t’arrive toi, parle-moi autrement !
Je lui dis : “Non”. J’suis un ouf, moi, un véritable déglingo
Un jour j’ai vendu à des mecs qui ne savaient pas, des faux Lasteco
Elle m’a dit : “OK c’est bon”. Mais maintenant mon mec est là
Et je me suis retourné et c’est là que j’ai vu la stocma
C’te plait cousin, on va pas s’énerver
En plus c’est une belle journée
Et c’est la dinde, crois-moi qu’a commencé
C’est là que j’ai vu son point sur ma tête venait vite s’écraser

REFRAIN

Quel souvenir de cette patate, enfin de cette pêche
Cette sauce à la tomate qui n’était pas fraîche
J’vais la tête juste un peu plus grosse que mon casque
Et mon nez pouvait onduler comme une vague du Pays basque
J’avais quoi ? 2 dents en moins, la face enfoncée
J’ai dit : “OK cousin”. Désolé, mais je dois y aller
Il m’a dit : “OK casse-toi de là, sinon je te repète la tête”
Donc arriver à 100 mètres, j’ai fait : “Bouffon, tu te la pètes !”
Je suis rentré dans mon quartier un peu dégoûté
J’ai dit à mes potes que je m’étais tapé avec mes skins énervés
Pour l’honneur des miens et de ma cité
Ils m’ont fait : “Tu sais quoi cousin ? Respect !”
Je suis rentré tranquillement dans ma banlieue
Où les gens sont super et heureux
Où le ciel est pratiquement bleu
Enfin c’est ce que disent aussi certains journaleux

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Je sens que j’avance (Le bouzier)

Ça fait déjà 3 heures que je pousse cette putain de boule
J’ai mal au cœur et en plus j’ai les boules, ça me saoule
Mais je sais qu’il faut que je reste cool
Pas de panique, non, il ne faut pas que j’ameute la foule
J’ai déjà effectué des mètres avec cet arrondi
Cette boulette qui me prend la tête, en plus mon énergie
Mais faut que j’avance et que je pousse de toutes mes forces
En évitant bien sûr que le situation se corse
Car l’automne vient de poser son manteau
Il y a des feuilles mortes et en dessous il y a des animaux
Qui vient en autarcie, juste pour leur sécurité
Re-bienvenu au pays de l’étrange communauté
De toutes ces plusieurs pattes conquérants de la planète
Ma famille, mon obstacle, oh mon Dieu que je regrette
De ne pas être juste un peu différent
Je le sais, je le sais, oui mais pourtant

REFRAIN :
Je sens que j’avance avec toutes mes incompétences
Je sens que j’avance, hé ho la France !
Je sens que j’avance avec toutes mes incompétences
Je sens que j’avance, hé ho la France !

Je sens que j’avance mais que j’en ai rien à faire
C’est la galère de traîner toutes ces endemerds
J’espère, enfin je pense quasiment tout le temps
De ne plus mater derrière mais d’aller droit de l’avant
Comme tous ces grands géants qui font de grands pas
Ces gens du dessus, qui sont même au dessus des lois
Mais ça non, non bien sûr je n’y crois pas
On n’est tous pareil, on me l’a tellement dit tant de fois
Alors, évidemment bien sûr, je garde l’espoir
De m’approcher des stars, et de m’éloigner des cafards
Et de pouvoir un jour m’acheter d’immense canapé
Et enfin kiffer tout en haut de la canopé

REFRAIN

Je fais avec malgré toutes mes prises de tête
Il y a toujours des gens pour crier plus fort que les mouettes
J’m’en pète, au contraire je trouve ça plutôt chouette
De voir quelques bourrins s’entêter tous à tue-tête
À bien me critiquer sans jamais oublier
Que eux sont pros, que eux on l’art de pousser, pousser
Les artistes artistiquement modifiés sans AOC, sans arts bio et non traités
Alors moi j’avance après tout et c’est comme ça
Dans la forêt magique de la musique et des médias
Mais être un insecte en fait, me va comme un gant
Et entre nous qui pousse vraiment l’extrément

REFRAIN

C’est normal et on doit laisser faire
Mais rien ici ne me blesse et j’espère que c’est clair
J’pourais me laisser griser et m’tatouer sur les fesses
Youpi, Houhou, Haha les stars du SMS
Bonn j’suis pas là c’est vrai pour ça
J’voulais juste dire qu’un album ça se fait pas comme ça dans un bureau DA
Hé OK, fini de critiquer, mais moi j’connais qui en ont signé

REFRAIN

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On peut tous rêver

Tu croyais quoi, toi mon gars
Que toutes les choses ont un prix
Que tout s’achète ici
Que rien n’est déjà acquis
Que l’industrie, le grand dieu de l’économie
Offre en option l’airbag, la vie puis l’état d’esprit
Qu’il y a des gens sans face, bien noyé dans la face
Et qui n’auront jamais de place pour être dans ta première classe
Où les coins sont carrés comme les panneaux publicitaires
On oublie peut-être de vivre, de regarder autour
Lobotomisés, dirigés, même jusqu’aux actes d’amour
On nous montre ce que l’on veut, surtout ce que l’on ne veut pas
Faire bouffer de la merde au bœufs, bien sûr non, ça n’existe pas
Moi qui rêver de nager seul à contre courant
Habitué à éviter le moindre petit sentiment
Je me suis vu tomber, coucher, jusqu’à toucher le fond
Tout en imaginant un mon plus carré de ronds

REFRAIN :
On peut tous rêver
Seul en particulier
Tous, tous on peut rêver
Même les yeux bandés
Tous on peut tous rêver
Chacun de son côté
Tous, on peut tous rêver
Même les yeux bandés

On met des tas de panoplies
On fait tout pour s’habiller chic
Voilà le hic, ça fait bien de craquer du fric
On montre aux autres que l’on est, en fait ce que l’on est pas
Une image que l’on saute qui dépend de l’humeur que l’on a
Nouvelle vague, nouvelle ère, nouvelle adaptation
L’esprit est devenu sur terre le plus grand des caméléons

Comme tous ces gens qui tueraient pour avoir un billet vert
Et les week-ends ont un discours de révolutionnaire
On oublie peut-être ce que l’on est ou ce que l’on est pas
Toutes les attitudes que l’on prend par rapport à tout ça
Ces sourires et ces pleurs dans ces magazines
Toutes ces stars qui font dans nos vies quelques chose de vide

REFRAIN

Courir après des images éphémères
Se prendre pour un autre et faire le voyage à l’envers
Partir chercher juste un peu de lumière
Et se voir faire la queue pour un billet de Millionnaire
Moi qui aurait aimé être aussi si différent
Être juste un peu moins con ou peut-être juste un peu plus grand
Comme tous ces gens super qui passent à la télé
Mais ça je peux toujours rêver

REFRAIN

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J’aime ce style

Ça y est le réveil à sonné
C’est l’heure
Je dois maintenant me lever
Je ne suis pas frais, vous l’avez deviné
Direction la cuisine
Direction la cuisine, le café, le petit déjeuner n’est pas comme la télé
Mensonge des publicités, il manque la famille Ricoré
Je continue mon chemin, je stoppe la salle de bain
Pour le moment tout va bien, je me lave les pieds, je me lave les mains
Attention, voilà la tension, je positionne le pantalon
Je le mets, il est trop large et comme d’habitude j’ai l’air d’un con
Mais j’aime ces petits rien, ces petits trucs, ces petites choses
Hulla Up barbetruc tu vois ce que je te propose
J’aime tout ce qu’on fait, tout ce qu’on dit, tout ce qu’on pense
Martial, c’est le Mike !

REFRAIN (× 2)
J’aime ce style
J’te dis en américain, car c’est la mode aujourd’hui à Paris
J’aime ce style
En français ça se distille, comme la poire en Normandie

V’là maintenant les baskets, bien sûr j’ai laisser l’étiquette
J’ai enfilé les chaussures, je suis dégoûté car ça sent la raclette (t’inquiète)
Je prends le temps notamment de me brosser les dents pour mon environnement
La suite ce n’est pas important, le popo du matin c’est courant
Bon, j’ai fini de me saper c’est l’heure de la vérité
Avant d’aller travailler, il faut me mater, c’est pour le style
Je me dirige vers la glace d’un grand pas pour la touche final et poser
La casquette sur la tête est visée, la journée peut bien commencer

REFRAIN (× 2)

Je dis bonjour à mes potes on est tous amateurs de hip-hop de musique celtique et de rock
Est-ce que ça vous choque on aime la compote en bloc
Je ne sais pas pourquoi je vous dis ça, vous savez après tout je m’en moque
Aujourd’hui, c’est la mode et puis stop
Ça dépend de la largeur de ton froc “et top”
Je continue mon programme, la suite plein de vague à l’âme
Facile pour les femmes
Je dis que j’ai écrit la “Fest-noz de Paname” c’est le drame”
Attention v’la la tension
Ouais, c’est la fin de la chanson
Je n’ai pas de conclusion
Et comme d’habitude j’ai l’air d’un con
Mais j’aime…

REFRAIN (× 2)

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On ne rigole pas pour une triplette

Tout commence par une prise de tête enfin juste une prise de crâne
Smaïn et moi on attendait comme d’habitude à l’extérieur de la caravane
On attendait le fameux relou le fameux chelou, le fameux Cédric l’authentique
Celui qui est prêt à tout pour qu’on lui donne le goût de faire de la gymnatisque “enfin bref”
Il est sorti à 17 h tapantes comme d’habitude avec les boules dans les mains
Le petit, cherchez pas, il était bien caché tout au fond de son maillot de bain
On était comme des gueudins, comme des fous prêts à monter sur un ring
Trois galériens la tête haute en train de traverser le camping

REFRAIN :
On ne rigole pas pour une triplette
Et moi, moi, qui traînais mes claquettes

Arrivé sur le terrain, arrivé sur les lieux de la copète
On en a serré des mains, des amateurs qui jouent que sur de la sablette
Il y avait Dédé, René, Bernard tous pour de la divette “comme d’habitude”
Ces amateurs de Ricard, qui c’est vrai devant nous se la pètent “c’est rude”
Allons bon pas de complexe, fallait entrer dans l’arène
Un genou à terre, un joli rond, pour le reste assurer la mène
Alors que j’ai jeté le petit et j’ai entendu “aller fait plaisirs gamins”
Après le geste et le biberon bien entendu “Oh il l’a jeté putain !”

REFRAIN

Le temps passe, douze au sol on était de plus en plus fort
C’est sur qu’avec l’alcool ça nous a aidé à mieux maîtriser l’effort
On était qu’à un point de taper la finale et taper dans les scores, or
Smaïn a fait des siennes et n’a pu s’empêcher de taper comme un porc “fort”
Il avait tous pour me vénère et ma mauvaise humeur faisait des siennes
Mais le grand con que je suis s’est calmé quand on m’a mis le 13ème
On était en finale sans avoir embrassé une fois les fesses à Fanny et “oui”
Alors pour préparer le mental, on s’est jeté sur quelques demis “tant pis”

On ne rigole pas pour une triplette
Et moi, moi, qui était accoudé à la divette avec mes claquettes

La finale s’est passée, on s’est mangé un bon 13 : 2
Ça me casse encore le moral, quand j’y pense je revois les bœufs “qui était peu”
Concentré à faire un bon match pour taper droit au fer
Non on se l’est fait à l’arrache, malheureusement on a tapé directement au verre “c’est clair”
On est rentré les couilles entre les jambes et complètement dégoûté
Et le grand con que je suis, malheureusement, avait trop envie de pleurer
Je me voyais déjà comme l’un de ces bonhommes et aller enfin jusqu’à 13
Et monter sur le podium et pouvoir la chanter la fameuse “Martialaise”

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Le beurre salé

Il a posé son verre, n’a pas fait de commentaire
Un geste au patron qui lui a remis une bière
Moi j’étais derrière à quelques pas de lui
Il ne m’a rien dit, peut-être que c’était mieux ainsi
Je l’ai regardé à continuer à se faire du mal
La scène m’a touché je n’ai pas trouver c’est normal
Un vieux, un ancien qui boit pour oublier
À 10 heures du matin, il y en a beaucoup trop dans nos cafés
Puis il s’est retourné lentement, m’a regardé
Les yeux fatigués, les cheveux blancs, les joues creusées
Il m’a fait un signe très amical de la main
En criant dans le café, “dis-moi comment tu vas gamin ?”
J’ai dit que pour moi ici tout allait bien
Qu’il y a toujours des hauts, des bas, mais je continue mon chemin
Ton chemin, “hé !”, il est resté figé
Comme cette image avait le goût du beurre salé

REFRAIN (× 2) :
Le beurre salé
Comme cette image avait le goût du beurre salé
Il y a des histoires, comme ça décalées

Tranquille à ma table
Je voulais parler que de lui
Loi d’être un notable
Lui aussi a suivi l’envie
Il s’est assis près de moi, histoire de discuter
On a levé notre bras, ensuite, logique, on a trinqué
On entendait sur le village venir une tempête
Tous les marins du port venaient de rentrer
Il faisait si froid dehors et tous les bateaux était à quai
Et nous là, tous les deux, comme des cons de Dieu
A se demander si Alexandre était le seul heureux
On était bien c’est sûr, on savait où aller
Conflit de génération, qui s’est très vite évaporé
Un peu éméché, ça empêche de penser
Mais il voulait me parler de sa vie de son passé
Je me souviens de ses propos, de ses yeux mouillés
Comme cette image avait le goût du beurre salé

REFRAIN (× 2)

Il a posé son verre, n’a plus fait de commentaire
Et s’est retourné à jeter un œil à la mer
Moi j’étais derrière à quelques pas, tout près de lui
Il ne m’a rien dit, je crois que c’était mieux ainsi
Je l’ai laissé partir avec ses souvenirs
Ces anciens que j’ai connu entre deux bières et deux sourires
Il y a des choses qui passent et que l’on ne comprend pas
Des rencontres que l’on ose et que l’on imaginait pas
Et moi, moi tout seul avec mes pensées
Dans ce village, je ne faisais que passer
Sous le vent et la pluie ma silhouette s’est effacée
Sûrement que mon image avait le goût du beurre salé

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On a mis du temps (Breizh-île)

On a mis du temps à s’entendre
Et avant de s’étendre
Il faut mettre au point enfin quelques vérités
J’ai beau me dire qu’on se ressemble
Viens là que l’on s’assemble
Rapproche-toi de moi mon bébé

Martial prend le mike, style
Je sais que ce n’est pas si facile
De parler de notre idylle
Dans la meilleurs de ses compiles
J’ai participé à tant de choses et à temps de conneries
C’est tout ce que je te propose, ma rose, mes mots, ma mélodie
Dire que la vie se passe entre les joies, tes coups de crasses
Et tes attitudes de pétasses, où sont passés tes fantasmes ?
Tu m’as tant parlé de couple tranquille tout en démocratie
Sans jamais jugé ma méritocratie

REFRAIN :
On a mis du temps à s’entendre
Et avant de s’étendre
Il faut mettre au point enfin quelques vérités
J’ai beau me dire qu’on se ressemble
Viens là que l’on s’assemble
J’ai tant de difficultés à m’adapter
On a mis du temps à s’entendre
Et avant de m’étendre
Il faut mettre au point enfin quelques vérités
J’ai beau me dire qu’on se ressemble
Viens-là que l’on s’assemble
Rapproche-toi de moi mon bébé

Non, pas de doutes, tous tes tralalas me déroutent
Tu me fais les culottes courtes et je les compte au compte-gouttes
Sans jamais oublier de te faire de la publicité
J’entends encore tes cris, tes joies, les rires et les youculélés
Donc dans l’axe, pas de max ni de PACS
Si tu ne comprends ma puce, j’t’enverrais même un fax
Pour me dire que tu m’aimes enfin mon chéri
Non juste pour mettre correct les points sur les “i”

REFRAIN

On a mis du temps à s’étendre
Il faut mettre au point quelques vérités
Je n’oublierais pas “mais mais”
Et de me dire que “ça y est”
J’ai mis du temps à “comprendre”
Maintenant je peux “me rendre”
Je ne crois pas que tous ceci explique notre complicité
Faisons semblant de s’aimer en toute vérité

REFRAIN

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Phare ouest

Je me souviens de cette chorale un peu bancale, OK Cancale
Tous mes Indiens, tous mes nez rouges étaient coincés au fond d’une cale
On avait tout, tout défoncé, toutes les teillebous par voie buccale
Et tous les courageux étaient toujours à la verticale
Tu te doutes que c’était pas moi qui voulais tiser un truc local
Moi je voulais juste apprendre à vivre, à faire des choses plus musicales
Et attendre un petit moment avant de me prendre une balle
Comme un gros de ces piliers bleus qui écraserait le pays de Galles
On m’a dit : “Allez Martial, si on prenait d’assaut le bar alamo ?”
Moi qui voulais tant surfer sur un putain de son Alamo
Je me suis vu repartir tranquillement en regrettant mon geste
Avec la tribu en plein pays des phares de l’Ouest

REFRAIN :
C’est pas compliqué, c’est juste un beau geste
Loin de l’animosité de personnes indigestes
Prêt à dégainer, non ça jamais ne le conteste
Quand tu es parti pour écumer les bars de Brest
C’est pas compliqué, c’est juste un beau geste
Welcome, bienvenue en plein pays des phares de l’Ouest

Laisse, c’est Fammex, sans complexe, je l’exerce
Me cherche pas dans le saloon, mais une terrasse à Moresque
Ou presque car je l’encaisse, tout te l’atteste, même la quetsche
Au pays des cow-boys, on tombe toujours avec sa veste
Voici tranquillement une nouvelle arrivée
Metal Track Sur le microphone et il ne faut pas le bananer
Eh gamin enlève ta limonade de mon panaché
Car moi je finis tous les restes comme un vrai mec de l’Ouest

RFRAIN

Je continue tranquille l’histoire, tu vois petit, non ce n’était pas fini
Il y avait bien de quoi boire dans c’putain de western spaghetti
On était très en retard et l’assaut du bar nous a détruit
Et il a fallu s’en remettre avec un plateau de charcuterie
J’entends mes gars me dire, c’est l’heure de l’Arapaho
Va vite chercher les glaçons et mettre quelques boissons dans le frigo
Au pays des cactus, il n’y a pas que ça à faire
Alors, bouge de là minus et lève les bras en l’air

REFRAIN

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Une génération

J’me souviens, de quelques images, que le temps, ne peut effacer
Ce môme si souriant sur la plage n’avait pas idée “d’vivre”
Un d’ces moments charmants qui le suit dans quelques pensées
Un flash-back d’enfant devenu un peu grand pour ne pas oublier
Et comme les années passent et créent des fossés
Et d’voir les mémoires qui s’effacent devant les clochés “usés”
Avoir le courage de ce qui était et d’avoir été
Et moi qui peut lire tous ces noms devant ce monument gravé
Et ce drapeau qui flotte au-dessus de tout ça
Et moi sur la place du village, qui relit, qui revoit et qui ne comprend pas
Morts pour la France et à tous ceux qui sont tombés
Mes souvenirs d’enfance maintenant m’font penser

REFRAIN :
J’fais partie d’une génération
Qui n’a rien vécu et qu’arrête pas d’se plaindre
J’fais aujourd’hui mon tour d’horizon
En espérant que je pourrai l’atteindre

Regarder les photos qui jaunissent et qui commencent à dater, hein
Revoir des pères et des fils, l’image d’une complicité
Et d’pouvoir attendre un moment, histoire de s’en assurer
Et refermer le tiroir rempli d’une de ces jeunesses abîmées
Peut-être que je pleure un peu trop, surtout mes soit-disant malheurs.
Peut-être aussi qu’mon simple vécu a tout fait pour qu’je perde mes valeurs, “j’ai peur”
D’avoir été sans l’savoir l’assisté
Ce couillon d’adolescent qui n’a vu que le bout de sa cité
Au fond, tous ces souvenirs m’évoquent
Aurais-je été vraiment différent, homme ou femme, dans une autre époque
C’est dur de se faire à cette idée
Mais c’qui est sûr, c’est qu’tout ceci me fait penser

REFRAIN (× 2)

Continuer à regarder des gamins en train de pousser
Partager des moments communs, dépasser certaines difficultés, “essayer”
D’avancer sur des chemins, des destinées
Et tendre la main aux plus anciens, ce geste que j’ai trop oublié
J’espère glisser doucement et enfin prendre mon temps
J’espère ne jamais dire au monde que c’était mieux avant, “je n’ai plus 15 ans”
Voilà ma propre vérité
Et la claque que je prends maintenant me fait penser

REFRAIN (× 4)

J’fais partie d’une génération, hey
Qui n’a rien vécu et qu’arrête pas d’se plaindre, non
J’fais, aujourd’hui mon tour d’horizon,
En espérant qu’tu pourras l’atteindre, hey

REFRAIN (× 2)

J’fais partie d’une génération
Qui n’a rien vécu et qu’arrête pas d’se plaindre
J’fais aujourd’hui mon tour d’horizon

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Je parle II

J’ai trop parlé de filles, j’ai trop parlé de tout ça
J’ai trop parlé de toi et je sais que tu n’apprécies pas
J’ai trop parlé mais je n’ai pas envie de m’arrêter
Mais d’expliquer le pourquoi, je continue dans ma lancée
Beaucoup trop de filles parlent, le blabla recommence
Ça dit n’importe quoi, cela dépend des compétences
De la poule de la basse cour où le niveau est tel
De l’intellectuelle discussion de la femelle
Je parle, mais toi tu crois que j’abuse
Pourtant bébé j’préfère de loin m’taper une cornemeuse
Ça t’amuse, non non, ne cherche pas d’excuses
Quelque soit ton style bébé, tu restes ma muse

Je parle… 2 filles et peu d’amour
La vie de tous les jours
Parle… 2 filles et peu d’amour
La vie de tous les jours
Parle… 2 filles et peu d’amour
La vie de tous les jours
Je parle… 2 filles et peu d’amour
Je parle, je parle…

(Ho Martial !)
Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? Quoi ?
(Qu’est-ce qu’tu fous, ça commence le match là…)
J’arrive, j’arrive, j’arrive !

Tu sais chérie, après l’amour il faut qu’tu t’taises
Dis-moi, il faut qu’j’te le dise comment, il faut qu’j’t’écrive une thèse
Entre parenthèses, j’te balance mon hypothèse
Beaucoup trop de filles parlent, est-ce vraiment des foutaises ?
Y a pas d’histoire sans fin, y a pas d’histoire sans bruit
Mais toi, tu le sais bien, même au delà de tous tes cris
C’est ainsi et tu continues ton débit
Gaffe à tes oreilles, aux miennes, oh je t’en supplie !

Parle… 2 filles et peu d’amour
La vie de tous les jours
Parle… 2 filles et peu d’amour
La vie de tous les jours
Parle… 2 filles et peu d’amour
La vie de tous les jours
Parle… hey, je parle… hey,
Je parle, je parle…

(Ho Martial !)
Quoi, encore, quoi ?
(Qu’est-ce qu’tu fous, là, tu t’cognes ou quoi ? Salopard)
Heu, non, non, ma parole que non, non…
(Salopard ! Il s’cogne !)
M’non…

Il me faut de l’espace et “toi, tu radotes”
Que veux-tu que j’y fasse quand “toi, tu radotes”
Tu n’es plus efficace et “v’là qu’tu radotes”
Oh mets-toi à ma place quand “toi, tu radotes”
Et je parle et v’là qu’tu continues
À ne pas m’écouter et à poser des mots dessus
À l’affût de quelques phrases incongrues
Quoique tu me dises, baby, je te sens perdue

Parle… 2 filles et peu d’amour
La vie de tous les jours
Parle… 2 filles et peu d’amour
La vie de tous les jours
Parle… 2 filles et peu d’amour
La vie de tous les jours
Parle… 2 filles et peu d’amour
Je parle, je parle…

(Ho! Martial, Martial !)
Quoi encore, quoi encore, quoi ?
(Vas-y, viens, vas-y, viens)
Ouais euh, j’arrive, j’arrive.

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